LES LÉZARDS
Du sud l'orage est arrivé soudain.
Il fut superbe :
Il a courbé l'amandier du jardin
Comme un brin d'herbe.
Mais du tonnerre on entend déjà plus
Les lourds quadrilles ;
Et du soleil les rives chevelus
De nouveau brillent.
Sans daigner voir que les colimaçons
Lui font les cornes,
Un gros insecte a repris ses chansons
Dans les viornes ;
Et paresseux et peureux et frileux,
Les pattes brèves,
Des lézards verts parmi les cailloux bleus
Chauffent leurs rêves.
FERNAND MAZADE
Il fut superbe :
Il a courbé l'amandier du jardin
Comme un brin d'herbe.
Mais du tonnerre on entend déjà plus
Les lourds quadrilles ;
Et du soleil les rives chevelus
De nouveau brillent.
Sans daigner voir que les colimaçons
Lui font les cornes,
Un gros insecte a repris ses chansons
Dans les viornes ;
Et paresseux et peureux et frileux,
Les pattes brèves,
Des lézards verts parmi les cailloux bleus
Chauffent leurs rêves.

Commentaires